Soutenance de thèse de doctorat : Fleur Hopkins

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Le 20 novembre 2019, Fleur Hopkins, ancienne chercheure invitée (2018-2019) et associée (2017) de la BnF, commissaire de l’exposition « Le Merveilleux-scientifique. Une science-fiction à la française », soutient sa thèse de doctorat intitulée Aux frontières de l’invisible : culture visuelle et instruments optiques dans le récit merveilleux-scientifique au passage du siècle (1894-1930), menée sous la direction de M. Pascal Rousseau, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Clément Vautel, La machine à fabriquer des rêves, couverture de Fred Browne, « Idéal-Bibliothèque », Paris& : Pierre Lafitte et Cie, [1909] 1923 © Collection privée

Résumé

En pleine période de la découverte des rayons X, de la photographie des auras et des essais de communication avec la planète Mars, l’écrivain Maurice Renard a donné forme, entre 1909 et 1930, à un mouvement méconnu aujourd’hui : le « merveilleux-scientifique ».

Son intrigue se construit de manière rationnelle, à l’exception d’une loi scientifique qui est inventée ou modifiée, pour permettre aux êtres humains d’accomplir des prodiges seuls réservés aux contes de fées : devenir miniature ou lire les pensées.

Maurice Renard a largement souligné dans ses différents textes-manifestes sa volonté de faire de son modèle littéraire une « machine optique ». À ce titre, s’appuyant sur plus de 100 textes, de 100 auteurs et illustrateurs et de près de 800 illustrations, notre étude cartographie l’obsession pour l’extension du visible (voir au-dedans, voir au-delà, voir l’envers).

Pour ce faire, nous avons mobilisé tout au long de notre travail les ressources nouvelles de l’histoire de l’art. Les études visuelles, d’une part, mettent en évidence les changements opérés dans les régimes scopiques (regard endoscopique, regard panoptique, œil optogrammique, etc.). Elles ouvrent à de nouveaux artefacts visuels, tels que les récits sous images, la publicité suggestive ou les illustrations de romans populaires, valables comme témoignages historiques de la construction historique du regard.

L’archéologie des médias, d’autre part, recense les médias oubliés, laissés pour compte, en retard ou trop en avance sur leur temps. Elle permet de collecter un nombre considérable de « médias imaginaires », particulièrement inventifs : « psychographe », « ondogène », « électroscope ».

Soutenance

  • Lieu : & La Sorbonne – Galerie Jean-Baptiste Dumas – 14 rue Cujas – 75005 Paris
  • Salle : salle Duroselle
  • Horaire : le 20 novembre 2019 à 9h

Composition du jury

  • Arnaud Huftier, PR, Université de Valenciennes, pré-rapporteur
  • Arnauld Pierre, PR Université Paris Sorbonne, pré-rapporteur
  • Jérôme Goffette, MC, Université Lyon 1
  • Delphine Gleizes, PR, Université Grenoble Alpes
  • Pascal Rousseau, PR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de la thèse

Pour en savoir plus

Présentation de la thèse dans le cadre du concours “Ma recherche en 180 secondes en Histoire de l’Art et Archéologie”

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