Sur les traces du pangolin. Métamorphoses savantes d’un animal entre Chine et Europe (XVIIe-XVIIIe siècle) [2/3]

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II. Circulation, conservation et étude des dépouilles de pangolins

Grâce à des médiateurs, des passeurs de frontières1, les savants européens ont travaillé à la mise en ordre, dans les livres et sur les étagères des armoires de collections, d’un matériel venu de contrées lointaines qu’ils n’avaient pas tous la possibilité d’arpenter. Ils pouvaient ainsi confronter, comparer, surplomber sur leurs tables de travail, de multiples dessins et spécimens, s’appuyer sur des textes écrits et publiés dans toute l’Europe et au-delà. Cette possibilité d’assembler, de rendre commensurables et de voir d’un seul regard tant d’informations disparates et hétérogènes fait de ces savants les têtes de longs réseaux qui créent ce que Bruno Latour appelle des « mobiles immuables et combinables2 ». L’accumulation des objets et des informations se produisait dans des lieux de savoirs centraux. Lissa Roberts a ainsi montré en quoi l’apothicairerie d’Albertus Seba aux Provinces Unies, riche en objets exotiques du fait de sa proximité avec le port et de ses relations avec les hommes et chirurgiens de la marine, était un centre d’accumulation de savoirs, de substances et d’objets divers3. Les cabinets de curiosités, comme cette apothicairerie, étaient des lieux de conservation de dépouilles animales, sous différentes formes, qui ont fait l’objet d’observations, de dissections, et de représentations largement diffusées. Les pangolins faisaient partie des cabinets, des mondes en miniature rangés selon les règles de la systématique, de l’inventaire des espèces.

Véritables objets de curiosité et de fascination, ils s’inscrivaient dans ces circulations de naturalia en même temps qu’ils bousculaient les catégories et les classifications de la nature. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le naturaliste strasbourgeois Jean Hermann a constitué un «& cabinet d’histoire naturelle& » qui a accueilli près de 3600 visiteurs entre 1762 et 18004. Ce cabinet contenait en 1819, dix-neuf ans après la mort de son créateur, un total de plus de «& deux cents [mammifères empaillés], non compris les peaux entières ou les pièces de peaux, les fœtus ou animaux conservés dans de l’esprit de vin [ainsi] que des têtes et cornes de plusieurs mammifères au nombre d’environ cinquante5& ». Parmi ces mammifères comme une loutre, un raton ou encore un fourmilier, et parmi des animaux d’Asie comme un faucon et un faisan chinois, l’inventaire du cabinet réalisé par le fils de Jean Hermann indique que ce dernier possédait un «& manis tetradactyla, pangolin, empaillé, long de 2½ pieds6& » sans doute originaire d’Afrique.

Comme le rapporte Laurence Brockliss, le cabinet du collectionneur Esprit Calvet à Avignon contenait lui aussi un pangolin, appelé «& armadillo& de Formose7& ». Si armadillo était le nom généralement donné à l’époque au tatou (qui vit seulement en Amérique) il fut parfois utilisé pour désigner le pangolin comme l’a fait Calvet. Ces quadrupèdes à écailles et à poils, par certains aspects semblables aux lézards ou aux serpents comme l’écrivait Tachard, étaient fréquemment associés à d’autres espèces comme le tatou. Les particularités physiques des pangolins, qui ont posé des problèmes pour leur classification, ont cependant contribué à intéresser les collectionneurs, puisque leur peau couverte d’écailles se conservait bien et était facilement transportable dans des régions lointaines8. En raison de cette résistance et de l’état des techniques de naturalisation, c’est le plus souvent séchés et sous forme de peaux qu’ils circulaient dans les cales des navires des différentes compagnies commerciales — principalement de la Vereenigde Oost-Indische Compagnie& (VOC), la Compagnie néerlandaise des Indes.

Le bolognais Ulysse Aldrovandi possédait une de ces peaux. Elle fut représentée en 1637 dans De quadrupedibus digitatis viuiparis libri tres… Amputée de la tête et d’une partie de ses membres, la peau de pangolin est figurée sous le titre Lacerta Indica Iuannae congener («& Lézard indien congénère de l’iguane& ») et accompagnée de trois écailles dessinées dans un grand format9& : cet agrandissement des écailles étant l’expression de l’importance et du problème qu’elles posent pour la classification de l’espèce. Aldrovandi n’était pas le seul à posséder des peaux de pangolins à la Renaissance. Dans Exoticorum libri decem, quibus animalium, plantarum, aromatum, aliorumque, peregrinorum fructum historiae describuntur, publié en 1605 année de la mort d’Aldrovandi, Charles de L’Écluse a décrit une peau de pangolin que le collectionneur Christian Porrett conservait au XVIe siècle pour sa rareté et dont il ignorait la provenance10.

Charles de L’Écluse — qui s’est lui aussi livré à l’analogie entre les lézards et les pangolins11 — donne au lecteur des détails sur les griffes de ses pattes, sur les proportions de son corps ou sur ses écailles& : il complète et reconstitue par le texte les manques et les morceaux du pangolin représenté en illustration. La gravure de cette peau en deux parties — le corps avec la tête et les pattes d’une part et une portion de queue d’autre part — s’est répandue. Reprise dans une forme qui rassemble ses deux parties, cette représentation de dépouille prouve que les images de catalogues de cabinets de curiosité ne sont pas nécessairement le fruit d’un dessin d’après nature, ou plutôt d’après collection. Citons par exemple le catalogue du cabinet de curiosités du château de Gottoff à Schleswig publié en 1674 sous la direction d’Adam Olearius12, ou celui de la collection de Basile Besler mort à Nuremberg en 1629 et publié en 1716 sous la direction de Johann Heinrich Lochner13. Dans ces deux ouvrages ce n’était pas le spécimen possédé qui était dessiné, puisque les illustrations de peaux de pangolins étaient déjà publiées dans l’ouvrage de Charles de L’Écluse. Notons enfin que la vue surplombante est caractéristique de la représentation de ces peaux. Ce point de vue a été adopté pour l’illustration d’un pangolin nommé « Tamach » dans l’«& Historia naturalis et medicae indiae Orientalis& » publiée par Willem Piso en 1658 in De Indiae utriusque re naturali et medica libri quatuordecim : quorum contenta pagina sequens exhibet, à partir des observations faites par Jacques de Bondt, médecin de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à Batavia mort en 163114.

La collection de l’apothicaire londonnien et membre de la Royal Society James Petiver, achetée par le médecin Hans Sloane après sa mort en 1718, contenait vraisemblablement un pangolin. Dans Jacobi Petiveri Opera historiam naturalem spectantia… qui donne le contenu de la collection de Petiver et qui fut imprimé à Londres en 1767, un pangolin est représenté dans un apparent désordre parmi deux crabes de Provence et du Languedoc, deux poissons brésiliens, un scarabée du Bengale, deux coquillages et quatre plantes15. Petiver forma une importante collection d’histoire naturelle qu’il ne cessa d’accroître grâce aux spécimens et objets rapportés par les capitaines et les chirurgiens de la marine avec lesquels il était en contact. Le mélange des animaux dans les planches et les contacts entretenus par Petiver avec les marins ne sont pas sans rappeler le thésaurus du collectionneur et apothicaire Albertus Seba. Publié en 1734, Locupletissimi rerum naturalium thesauri accurata descriptio et iconibus artificiosissimis expressis per universam physices historiam…, donne un catalogue imagé des spécimens du cabinet de Seba, deux ans avant la mort de ce dernier. Aux planches 53 et 54, deux «& Diables de Tajova& » — & c’est-à-dire de Taïwan — sont dessinés16. Le premier figure avec trois serpents, un tatou et un lézard, le second parmi trois serpents, signes récurrent des rapprochements opérés à l’époque entre les pangolins et les reptiles — le texte de Seba étant organisé par la similitude physique des animaux. Seba indique en posséder plusieurs dans sa collection, de diverses tailles, dont un reçu de Ceylan et «& conservé en Arak17& », une eau de vie produite à partir de la canne à sucre ou de la sève de cocotier.

En 1787, c’est entre une description de l’Hôpital de Notre-Dame de la Miséricorde rue Censier et une description des cours et boulevards situés face à l’Arsenal de son Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris que Luc-Vincent Thiéry suggère au lecteur de visiter le cabinet d’histoire naturelle du roi au jardin des plantes, cabinet qui contient un pangolin. Ce dernier est présenté au sein de la quatrième et dernière salle, dans laquelle se trouve «& à gauche les étoiles de mer, à droite les oursins18& », ainsi que des singes, des momies, des dents d’hippopotames et de morses, un tamanoir, un tigre, un zèbre «& dans une grande cage de verre19& », et d’autres naturalia. Dans le dixième tome publié en 1763 de son Histoire naturelle, Buffon — & qui distinguait au sein du genre manis le pangolin d’une part et le phatagin (pangolin à longueue queue) d’autre part — a donné la liste des spécimens ou parties de spécimens conservés au cabinet de roi& :

  • Un pangolin qui «& a servi de sujet pour la description et les dimensions de cet animal, et pour le dessin de la planche XXXIV20& » qui lui a été donné par Bernard de Jussieu& ;
  • Un pangolin «& plus grand que le précédent21& »& ;
  • La peau d’un pangolin22& ;
  • Les os de la tête d’un pangolin dont Buffon donne «& la description et les dimensions de ces os& » à la page 189 du volume X23& ;
  • La peau d’un phatagin24& ;
  • Le «& pied gauche de devant d’un phatagin& » qui «& a été disséqué pour faire voir que le phatagin a cinq doigts comme le pangolin25& »& ;

Riche du cabinet du roi qu’il avait à sa disposition pour travailler et écrire, Buffon consultait pourtant des individus d’autres collections. C’est ainsi qu’il note avoir étudié et mesuré deux autres peaux «& de même espèce qui sont au cabinet de l’abbaye royale de Sainte Geneviève, & qui [lui] ont été communiquées par M. Gaillot, chanoine et antiquaire de cette maison26& ». Les spécimens circulaient de cabinet en cabinet, faisaient l’objet de prêts, d’échanges, de visites sur place. Ce fut le cas du cabinet de Jean Hermann à Strasbourg — comme nous l’avons vu grâce aux carnets étudiés par Dorothée Rusque — mais aussi de Charles de L’Écluse consultant le pangolin de Christian Porrett, de la collection d’Aldrovandi à la Renaissance — comme l’a montré Laurent Pinon en étudiant l’intense circulation d’objets naturels et de correspondance par les réseaux humanistes —, ou encore du cabinet de Jean-François Séguier au XVIIIe siècle27 — dont Emmanuelle Chapron a étudié les registres de visites28.

Les collections d’histoire naturelles conservées dans les cabinets de curiosités étaient plus qu’une simple juxtaposition de choses exotiques ou de divertissement qui faisaient le ciment d’une sociabilité savante. Elles étaient aussi davantage qu’une accumulation d’objets de valeur qui manifestaient la richesse, le réseau et le goût de leurs propriétaires. Elles alimentaient la production des savoirs et rendaient visibles des animaux rares, par la consultation et par la diffusion d’images de catalogue. Les cabinets comme celui du roi de France permirent à des savants tels que Buffon de réaliser des dissections, des mesures et des observations dont le compte rendu, par le texte et l’image, fut inscrit dans les traités de sciences naturelles. La présentation et la communication de leur contenu participaient certes du prestige social, mais contribuaient aussi au travail collectif de construction des savoirs naturalistes. Comme l’a noté Jean-Marc Chatelain dans un texte sur les savants de l’Académie des Lynx à Rome, le cabinet de curiosité — et plus largement la pratique de la collection — s’inscrit dans un projet de vision& élargie du monde «& où la nature s’étale sous le regard comme un théâtre afin que, par le double jeu de l’exposition et de la classification, elle se laisse parfaitement pénétrer par l’œil du savant29& ». Les dessins de pangolins et de peaux de pangolins conservés dans des collections forment des cabinets de papier qui sont autant de substituts fixant un état de la nature et en rendant possible l’examen des animaux par tous les lecteurs, à leur convenance, à tout moment et en tout lieu. Après avoir vu sous quelles formes circulaient les dépouilles de pangolins et le rôle des livres dans leur diffusion, il s’agit maintenant d’étudier le regard porté par les Européens de l’époque moderne sur la place des pangolins dans les pratiques médicales et culinaires chinoises& : des pratiques qui sont encore aujourd’hui motrices d’un vaste trafic de pangolins.

III. Consommer du pangolin : pratiques chinoises sous le regard d’Européens

Les chiffres sur le trafic actuel de pangolins varient selon les sources. Une étude menée sur la presse chinoise estime à environ 65& 000 le nombre de pangolins saisis entre 2008 et 2016 par les autorités chinoises (plus de 21& 000 individus et 23 tonnes d’écailles). Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) estime quant à lui à plus d’un million le nombre de pangolins ayant été victimes du trafic d’animaux entre 2006 et 2015… [La suite du texte ici.]


Sources

  • Aldrovandi (Ulisse), De quadrupedibus digitatis viuiparis libri tres, et De quadrupedibus digitatis ouiparis libri duo ..., 1637, Bernia, Bologna, consultable sur la Biblioteca Digitale – Università di Bologna.
  • Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg, 88Z 11/3, registre des visiteurs du cabinet Hermann (1762 – 1800) , cité in Rusque (Dorothée), « Observer à partir des collections d’histoire naturelle au XVIII e siècle. Le dialogue des objets au sein du cabinet de Jean Hermann », consultable en ligne.
  • Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg, série 88Z : archives de la Société des Amis du Musée d’histoire naturelle de Strasbourg, 88Z 18, « Copie de l’aperçu du cabinet d’histoire naturelle de Jean Hermann rédigé par Hammer, 20 fructidor de l’an XII », 15 janvier 1819, f. 611-614.
  • Bibliothèque centrale du Muséum national d’histoire naturelle, Paris, Ms 299, Papiers provenant de la Société d’histoire naturelle de Paris, f. 187-202 – « Liste des pièces de la première classe des animaux de Linneus ou des animaux à mammelles, qui se trouvent dans le cabinet d’histoire naturelle de Mr. Hermann professeur », 31 p.
  • Bibliothèque municipale d’Avignon, ms. 2346 f°230r-232, cité in Brockliss (Laurence), Calvet’s Web Enlightenment and the Republic of Letters in Eighteenth-Century France, 2002, Oxford University Press, p. 248.
  • Bondt (Jacques de), « Historiae naturalis et medicae Indiae Orientalis » in Piso (Willem), De Indiae utriusque re naturali et medica libri quatuordecim : quorum contenta pagina sequens exhibet, 1658, Elzevir, Amsterdam, consultable sur BHL.
  • Buffon (Georges-Louis Leclerc), Histoire naturelle, générale et particulière, tome X, 1763, Imprimerie royale, Paris, consultable sur Gallica.
  • Gessner (Conrad), Historiae animalium, liber 2 de quadrupedibus oviparis, appendix, 1554, Froschoverus, Zurich, consultable sur BHL.
  • L’Écluse (Charles de), Exoticorum libri decem, quibus animalium, plantarum, aromatum, aliorumque, peregrinorum fructum historiae describuntur, 1605, Plantin, Leyde, consultable sur Gallica.
  • Lochner (Johann Heinrich), Rariora musei besleriani quae olim Basilius et Michael Rupertus Besleri…, 1716, Nuremberg, consultable sur Gallica.
  • Olearius (Adam), Gottorffische Kunst-Kammer : worinnen allerhand ungemeine Sachen, so theils die Natur, theils künstliche Hände hervor gebracht und bereitet..., 1666, Schlesswig, consultable sur Gallica.
  • Petiver (James), Opera, historiam naturalem spectantia : containing several thousand figures of birds, beasts… to which is now added seventeen curious tracts, vol. 1, 1767, Millan, Londres, consultable sur BHL.
  • Seba (Albertus), Locupletissimi rerum naturalium thesauri accurata descriptio et iconibus artificiosissimis expressis per universam physices historiam, opus… ex toto terrarum orbe collegit, digessit, descripsit et depingendum curavit Albertus Seba, vol. 1, 1734, Amsterdam, consultable sur Gallica.
  • Tachard (Guy), Second voyage du Père Tachard et des jésuites envoyez par le Roi au royaume de Siam, 1689, Horthemels, Paris, consultable sur Gallica.
  • Thiéry (Luc-Vincent), Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, ou Description raisonnée de cette ville, de sa banlieue, & de tout ce qu’elles contiennent de remarquable, vol. 2, 1787, Hardouin & Gattey, Paris, consultable sur Gallica.

Notes

*Je remercie grandement Emmanuelle Chapron, Nicole Dufournaud, Christian Jacob, Michel Netzer, Glenn Roe et Pierre-Louis Verron pour leurs conseils et leurs relectures, ainsi que Dorothée Rusque et Marie-Dominique Wandhammer pour les documents qu’elles ont eu la gentillesse de me communiquer.

  1. On pourra lire : Schaffer (Simon) (dir.), Roberts (Lissa), Raj (Kapil), The Brokered World: Go-Betweens and Global Intelligence, 1770-1820, 2009, MA : Watson Publishing International, Sagamore Beach, 560 p. Mais aussi Subrahmanyam (Sanjay), Comment être un étranger, De Venise à Goa, XVIe-XVIIIe, Alma, 345 p.
  2. Latour (Bruno), La science en action, éd. La Découverte, Paris, 1989, 450 p.,
  3. Roberts (Lissa), Centres and Cycles of Accumulation in and Around the Netherlands During the Early Modern Period, 2012, Lit Verlag, 296 p., voir p. 9.
  4. Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg, 88Z 11/3, registre des visiteurs du cabinet Hermann (1762 – 1800) , cité in Rusque (Dorothée), « Observer à partir des collections d’histoire naturelle au XVIII e siècle. Le dialogue des objets au sein du cabinet de Jean Hermann », consultable en ligne.
  5. Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg, série 88Z : archives de la Société des Amis du Musée d’histoire naturelle de Strasbourg, 88Z 18, « Copie de l’aperçu du cabinet d’histoire naturelle de Jean Hermann rédigé par Hammer, 20 fructidor de l’an XII », 15 janvier 1819, f. 611-614.
  6. Bibliothèque centrale du Muséum national d’histoire naturelle, Paris, Ms 299, Papiers provenant de la Société d’histoire naturelle de Paris, f. 187-202 – « Liste des pièces de la première classe des animaux de Linneus ou des animaux à mammelles, qui se trouvent dans le cabinet d’histoire naturelle de Mr. Hermann professeur », 31 p.
  7. Bibliothèque municipale d’Avignon, ms. 2346 f°230r-232, cité in Brockliss (Laurence), Calvet’s Web Enlightenment and the Republic of Letters in Eighteenth-Century France, 2002, Oxford University Press, p. 248.
  8. Gessner avait fait de semblables remarques au sujet des tatous : « Facile autem in longinquas regiones transfertur hoc animal, quoniam natura munitum est duro cortice, & testa squamata ueluti loricatum& ». Gessner (Conrad), Historiae animalium, liber 2 de quadrupedibus oviparis, appendix, 1554, Froschoverus, Zurich, consultable sur BHL, voir p. 19.
  9. Aldrovandi (Ulisse), De quadrupedibus digitatis viuiparis libri tres, et De quadrupedibus digitatis ouiparis libri duo ..., 1637, Bernia, Bologna, consultable sur la Biblioteca Digitale – Università di Bologna, voir p. 667.
  10. L’Écluse (Charles de), Exoticorum libri decem, quibus animalium, plantarum, aromatum, aliorumque, peregrinorum fructum historiae describuntur, 1605, Plantin, Leyde, consultable sur Gallica, voir p. 374.
  11. Lawrence (Natalie), « Early biogeographies and symbolic use of pangolins in Europe in the 16th18th centuries », in Pangolins : Science, Society and Conservation (Biodiversity of the World : Conservation from Genes to Landscapes), 2019, Academic Press, 658 p., voir p. 218.
  12. Olearius (Adam), Gottorffische Kunst-Kammer : worinnen allerhand ungemeine Sachen, so theils die Natur, theils künstliche Hände hervor gebracht und bereitet..., 1666, Schlesswig, consultable sur Gallica.
  13. Lochner (Johann Heinrich), Rariora musei besleriani quae olim Basilius et Michael Rupertus Besleri…, 1716, Nuremberg, consultable sur Gallica.
  14. Bondt (Jacques de), « Historiae naturalis et medicae Indiae Orientalis » in Piso (Willem), De Indiae utriusque re naturali et medica libri quatuordecim : quorum contenta pagina sequens exhibet, 1658, Elzevir, Amsterdam, consultable sur BHL, voir p. 82.
  15. Petiver (James), Opera, historiam naturalem spectantia : containing several thousand figures of birds, beasts… to which is now added seventeen curious tracts, vol. 1, 1767, Millan, Londres, consultable sur BHL.
  16. Seba (Albertus), Locupletissimi rerum naturalium thesauri accurata descriptio et iconibus artificiosissimis expressis per universam physices historiam, opus… ex toto terrarum orbe collegit, digessit, descripsit et depingendum curavit Albertus Seba, vol. 1, 1734, Amsterdam, consultable sur Gallica, voir planches 53 et 54.
  17. Ibid., voir p. 87 et 88.
  18. Thiéry (Luc-Vincent), Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, ou Description raisonnée de cette ville, de sa banlieue, & de tout ce qu’elles contiennent de remarquable, vol. 2, 1787, Hardouin & Gattey, Paris, consultable sur Gallica, voir p. 176.
  19. Ibid., voir p. 177.
  20. Buffon (Georges-Louis Leclerc), Histoire naturelle, générale et particulière, tome X, 1763, Imprimerie royale, Paris, consultable sur Gallica, voir p. 197.
  21. Ibid.
  22. Ibid., voir p. 198.
  23. Ibid.
  24. Ibid.
  25. Ibid., voir p. 199.
  26. Ibid., voir p. 198.
  27. Voir l’édition électronique de la correspondance de Jean-François Séguier (1703-1784) et répertoire de ses visiteurs, pilotée par Emmanuelle Chapron.
  28. Chapron (Emmanuelle), L’Europe à Nîmes : les carnets de Jean-François Séguier (1732-1783), 2008, A.& Barthélemy, Avignon, 207& p.
  29. Chatelain (Jean-Marc), «& L’œil absolu : objets de curiosités et secrets de la nature& » in Le théâtre de la curiosité. Actes de la journée d’étude organisée par le centre V.L. Saulnier le 9 mars 2007, Cahiers V.L. Saulnier n°25, 2008, Presses de l’université Paris-Sorbonne, Paris, 214 p., voir p. 186.

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